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Muriel Pénicaud autorise le licenciement de Gaël Quirante, syndicaliste à la Poste du 92

Correspondant /25 mars 2018   

Droit du travail - Solidarité


Muriel Pénicaud vient de décider d’aller à l’encontre de l’avis de l’inspection du travail et du rapport de la contre-enquête qui concluaient tous à une discrimination syndicale et d’autoriser le licenciement de Gaël Quirante, syndicaliste à la Poste du 92

Il s’agit donc bien là d’une décision politique qui tourne le dos au droit du travail. Cette décision, datée du 20 mars (fin du délai légal pour autoriser le licenciement), Gaël n’en a pris connaissance que le samedi 24 mars par un recommandé posté... le 22 mars.

Dans un contexte où les mobilisations se développent dans plusieurs secteurs, le gouvernement fait donc le choix de frapper le plus fort possible... contre un syndicaliste en piétinant le droit du travail, contre un de ces militants qui cherche justement à faire converger les luttes qui se développent à la Poste comme ailleurs et à regrouper contre la répression que ce soit dans les boîtes, dans la jeunesses ou nos quartiers ! Il fait ce choix alors même qu’un soutien très large (du monde syndical, politique, universitaire, culturel...) s’était exprimé pour s’opposer au licenciement de Gaël.


La journée de lundi 26 mars sera donc placée sous le signe de la mobilisation avec un préavis de grève sur la Poste du 92 (un préavis national de la fédération Sud PTT est également déposé).

Rassemblement unitaire le plus large possible appelé à 19h devant le ministère du Travail, Métro Varenne


Tribune parue dans Libération le 14 mars 2018.

Gaël Quirante, secrétaire départemental de SUD Activités Postales 92 (membre de Solidaires 92), subit un véritable harcèlement disciplinaire : 10 tentatives de licenciement en quatorze ans, et presque un an cumulé de mises à pied.

La Poste avait en effet tenté de le licencier en 2010 en l’accusant de séquestration alors qu’il avait participé à une occupation de la direction départementale de La Poste : son licenciement avait été refusé successivement par l’inspection du travail en 2010, par le ministre du Travail en 2011, puis par le tribunal administratif en 2014. En avril dernier la cour d’appel du tribunal administratif de Versailles a annulé les trois précédentes décisions et a ainsi relancé toute la procédure. L’inspection du travail a de nouveau refusé son licenciement.

Nous venons d’apprendre que le rapport de la contre-enquête suite au recours hiérarchique fait par la direction de La Poste, confirme la décision de l’inspectrice du travail de refuser l’autorisation de licenciement de monsieur Quirante. La contre-enquête menée par le service des recours hiérarchiques confirme les motifs du refus et les précise, notamment :
- « Compte tenu du contexte dans lequel les faits s’inscrivent et du climat délétère qui prévalait à l’époque en raison notamment de la durée excessivement longue de la grève et du comportement de La Poste, les faits en cause ne sont pas d’une gravité suffisante pour justifier le licenciement de Monsieur Quirante. »
- « En effet, il ressort de l’enquête contradictoire et de la contre-enquête l’existence d’éléments au moment de la décision de l’inspecteur de 2010 et de la décision implicite de refus du 25 juin 2017 permettant d’établir un lien entre la demande et les mandats exercés par le salarié ainsi que son appartenance syndicale. »

C’est désormais Mme Pénicaud, ministre du Travail qui va décider du sort de Gaël. Madame Pénicaud, vous devez refuser ce licenciement qui serait politique.

Nous refusons de voir se multiplier les cas de répression à La Poste comme ailleurs. Nous agirons collectivement et saurons regrouper nos forces pour y faire face.

Source  : http://www.liberation.fr/debats/2018/03/14/contre-la-repression-a-la-poste-et-ailleurs_1636115


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