/ Solidarité : Expulsion d’un squat à Montreuil

Expulsion d’un squat à Montreuil

45 personnes à la rue


AutreFutur /8 octobre 2017   

Solidarité


Le vendredi 6 octobre vers 16h, la police a procédé à l’expulsion d’un squat au 30, rue Gambetta, à Montreuil.

L’expulsion s’est déroulée avec la douceur qu’on est en droit d’attendre de ces gens-là : femmes enceintes traînées par terre, résidents menottés, etc. Depuis ce jour, près de 45 personnes campent dans des tentes au pied de l’immeuble ou sont hébergées chez les habitants du quartier.

Les deux immeubles, appartenant à la mairie de Montreuil, étaient occupés depuis un mois et il semble qu’un margoulin ait prétendu être le propriétaire et ait encaissé 800 euros par chambre. C’est ce qu’on pourrait appeler la loi de la valeur. La mairie de Montreuil, sans se prévaloir de la moindre décision de justice, a donc fait procéder à cette expulsion brutalement, sans prévoir le moindre relogement. Seule consigne donnée par les policiers : "appelez le 115." Quant on sait que ce service est archi débordé et que même les travailleurs sociaux sont souvent dans l’impossibilité de le joindre, on mesurera l’étendue de la plaisanterie.

Petit détail : Montreuil a pour maire un certain Patrice Bessac, membre du PCF et donc stalinien bon teint, digne fils de Brard, l’ancien maire, dont il a été longtemps le bras droit.

Comme toujours en pareil cas, tous les gestes de solidarité sont les bienvenus : tentes, sacs de couchage, repas, idées de nouveaux squats à ouvrir, etc.

Bernard.