/ Solidarité : De la haine des autorités Iraniennes envers les femmes

De la haine des autorités Iraniennes envers les femmes

Contribution /19 mars 2016   

Solidarité - International


Les 17 et 19 Mars 2016, le site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA, rapportait une nouvelle illustration de la haine institutionnalisée du régime théocratique et fasciste d’Hassan Rouhani et Ali Khamenei envers les femmes :

Atena Faraghdani


Dans l’un des derniers rapports publiés par le Secrétariat général de l’ONU sur la situation des droits de l’homme en Iran, des hauts responsables politiques de la « République islamique d’Iran » ont confirmé avoir fait pratiquer des Tests de virginité et de grossesse sur la militante féministe et prisonnière politique Iranienne Atena Faraghdani et peu de temps avant sur une autre poétesse et prisonnière politique Iranienne Fatemeh Ekhtesari, tout en déclarant cyniquement que les autorités pénitentiaires avaient fait effectuer ces Tests en réponse à des allégations de harcèlements sexuels subis par des prisonnières Iranienne qui avaient été publiés sur certains sites de médias occidentaux et étrangers.

Selon les premiers rapports parvenus aux militant-es et activistes du site du collectif HRANA, des responsables de la « République islamique d’Iran » ont déclaré au sujet du fait que les autorités de l’Administration Pénitentiaire Iranienne avaient contraint la prisonnière politique Atena Faraghdani, à effectuer un Test de virginité et de grossesse : « L’administration pénitentiaire de notre pays a fait effectuer ces tests de virginité et de grossesse, en réponse aux allégations et accusations de harcèlements sexuels qui auraient été commis contre certaines de nos prisonnières qui avaient publiées par certains sites de nouvelles occidentaux et étrangers »

Ce rapport a également souligné qu’une autre poétesse et prisonnière politique Iranienne Fatemeh Ekhtesari, avait également été contrainte à se soumettre à ces tests de virginité et de grossesse au cours des premières semaines de sa détention.

La dessinatrice, caricaturiste et militante féministe Iranienne emprisonnée, Atena Faraghdani, avait récemment été accusée par des gardiennes de la prison où elle est détenue de « Conduite indécente » et d’avoir eu des « Relations adultérines », pour avoir simplement serré la main de son avocat M. Mohammad Moghimi lors d’une visite qu’il avait faite à sa cliente le Samedi 13 Juin 2015. Mohammad Moghimi avait été arrêté peu de temps après pour les mêmes accusations et avait passé plusieurs jours de garde à vue dans la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Shahr, avant d’être libéré sous caution.

Atena Faraghdani, qui est en prison depuis le 10 Janvier, 2015, a été condamnée à une peine de 12 ans et 9 mois de prison par le sinistre « Juge » Salavati, pour des accusation de « Montage d’une collusion avec des groupes d’activistes antirévolutionnaires » […] « Insulte faite au parlement Iranien » […] « Insultes publiques proférées contre la personne du Guide Suprême Ali Khamenei » pour avoir avant son arrestation publié sur sa page Face Book personnelle une caricature de membre du Parlement Iranien- ou Majlis –Ndr qui s’apprêtaient à vouloir faire passer un nouveau projet de loi misogyne et sexiste restreignant un peu plus les droits des femmes Iraniennes. Atena Faraghdani avait déclaré après avoir passé 2 mois en cellule d’Isolement, dans un centre de détention secret des services de renseignements des « Gardiens de la Révolution » de l’IRGC que les thèmes de ses peintures avaient été le sujet principal des interrogatoires qu’elle avait subi.

Fatemeh Ekhtesari est une poétesse Iranienne qui avait été arrêtée avec son mari Mehdi Moosavi, ils avaient été tous deux condamné-es à des peines de 9 et 11 ans de prison et de 99 coups de fouet, pour des accusations « d’Insultes faites à la religion et au sacré » […] « Publications de textes licencieux dans le Cyberespace » et « Propagande contre le régime ». Il convient de rappeler que Fatemeh et son mari Mehdi avaient été contraint avants leurs procès à faire des « Confessions » forcées qui avaient été diffusées par la chaine télévisuelle d’état l’IRIB qui avec l’autre chaine de Tv d’état PRESS-TV semble coutumière de ce genre de pratiques Ignobles. Fatemeh Ekhtesari et Mehdi Mousavi qui avaient été mis en liberté provisoires sous caution ont depuis peu réussi à quitter le pays avant les applications de leurs peines.


Source : Collectif Solidarité Iran Paris solidarité avec la lutte du peuple iranien.
https://soliranparis.wordpress.com/