Lors de la manifestation du 21 septembre 2019...

22 septembre 2019 - Contribution

Lors de la manifestation du 21 septembre 2019 catégorisée comme "marche pour le climat" à laquelle s’associèrent celles des Gilets Jaunes interdits de manifester ailleurs, certains participants se sont dit : "déçus de la tournure que ça avait pris alors qu’ [ils étaient] venus marcher pour le climat" ou bien "que ce n’était pas ça manifester alors autant rentrer chez soi".
Pourtant, il s’est bien manifesté quelque chose lors de ce déploiement qui s’est lui-même débordé comme le monde peut encore le faire lorsqu’il ne se satisfait plus d’être un simple sujet pour écran à plate réflexion. Les fragments de réel s’assemblent tant bien que mal comme autant de collections populaires face à la violence d’un système tellement incarnée par sa police, un système qui transforme "la démocratie", "l’écologie" comme autant d’arguments publicitaires facilement "likable" pour que jamais n’existe le moment juste, celui dont "ils" s’escriment à brouiller l’origine.
Ce n’est pas seulement la forêt qui brûle, c’est aussi sa langue, celle qui dit la souffrance de tous les êtres. Alors lorsque quelque chose se manifeste, le temps n’est pas à la déception du programme du jour et puis s’en retourner, mais bien au contraire à entendre le moment de sorties simultanées comme une formidable élocution propre à dépasser la très polluante contagion des compromis.


Source : nato-glob.blogspot.com