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CENSURE – Pour la création d’une erreur 451 en hommage à Ray Bradbury

Contribution /27 juin 2012   

Cyber Culture


Ray Bradbury, auteur défunt des Chroniques martiennes et icône de la littérature fantastique, pourrait bien contribuer par-delà la tombe au tissage de la Toile. L’un de ses admirateurs, le développeur canadien Tim Bray, a récemment proposé d’attribuer le numéro 451 aux pages d’erreur indiquant qu’un site est inaccessible en raison d’une censure d’Etat. Un hommage au roman le plus connu de Ray Bradbury, Fahrenheit 451, dans lequel l’auteur imagine un monde où toute œuvre écrite serait prohibée.

Adressée à l’IETF (Internet Engineering Task Force, "détachement d’ingénierie d’Internet" en français), un groupe ouvert à tous qui participe à l’élaboration des standards techniques du Web, l’idée de Tim Bray s’inspire d’un constat simple : il n’existe pas de code d’erreur appliqué à la censure. L’erreur "403", qui apparaît généralement pour signifier qu’un site est interdit d’accès, implique que le serveur refuse de transmettre les informations. Or dans le cas d’une interdiction légale, le serveur n’est pas en cause puisque la requête est filtrée. Qualifier d’erreur 403 l’impossibilité d’accéder à un site censuré par un Etat est donc "factuellement faux", comme le relevait Terence Eden dans une note de blog.

"On ne peut pas se débarrasser totalement des entraves à la liberté d’expression. D’un autre côté, j’estime que si ces restrictions s’imposent, autant les indiquer de la manière la plus transparente possible, explique Tim Bray au quotidien britannique The Guardian. La référence à la vision dystopienne de Fahrenheit 451 peut s’avérer utile. Compte tenu du fait qu’Internet existe dans plusieurs des nombreux futurs imaginés par Bradbury, ce serait bien de lui adresser ce coup de chapeau, l’année de sa mort."

(source : bigbrowser.blog)