Bienvenue au Gods’ Club

7 novembre 2020 - Zavally


À l’heure où les obscurantismes, y compris religieux, se disputent le titre suprême de "petit maître du monde", il est salutaire de (re)découvrir les BD de Gotlib…


Né à Paris en 1934, d’une famille d’immigrés Juifs hongrois, dont le père a été assassiné à Buchenwald, Marcel Gotlib [1] a participé activement au renouveau de la bande dessinée francophone. Il y a introduit l’absurde, le cynisme, l’autodérision, une bonne dose de joviale subversion. Armé de sa dérision et de ses crayons, il lutta contre les morales ou le racisme [2] aidé de personnages tels que Gai-Luron, le professeur Burp, Isaac Newton, la Coccinelle ou Hamster Jovial. En 1973, raillant la religion, qu’il trouvait "con" [3], il nous invitait à une réunion privée des Dieux :

…Le "Gods’ Club"















Oui : …Gotlib était libertaire ET un inconditionnel de la liberté d’expression.





[2Avec -notamment- Superdupont, cet anti-héros qui "lui servait à dénoncer et à moquer les aspects étriqués d’une France repliée sur elle-même"

[3« Moi, la religion, que ce soit celle des juifs ou des musulmans, je trouve ça con. J’avais 14 ans quand ma mère s’est soudain rappelé que je devais faire ma bar-mitsva. Si on m’avait demandé mon avis, j’aurais dit que ce n’était pas la peine. »