/ Luttes & vie syndicale : 12 septembre 2017 : en grève, dans la rue et combatifs !

12 septembre 2017 : en grève, dans la rue et combatifs !

CNT-Solidarité Ouvrière /3 septembre 2017   

Droit du travail - Solidarité - Autogestion - Social


La CNT Solidarité Ouvrière appelle, avec d’autres syndicats, à se mobiliser massivement dans la grève et les manifestations unitaires, le 12 septembre contre la politique "sociale" du gouvernement. Comme prévu, le camp du Travail continue de trinquer et le gouvernement déroule son programme de classe au service des intérêts des plus riches et du camp du profit. Seul le rapport de force collectif peut faire échouer cette politique : soyons nombreux dans la rue !

Macron : la poursuite de la démolition du droit du travail

Dans la lignée d’El Khomri, les ordonnances actent un droit du travail toujours plus défavorable aux salariés du privé : licenciements facilités (plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciements abusifs, difficultés des groupes appréciés uniquement sur le territoire national en cas de plan social, ruptures conventionnelles collectives, raccourcissement des délais de recours contre un licenciement) ; plus d’inégalités (passage de nouveaux éléments négociables des branches vers les entreprises comme les primes par exemple) ; plus de précarité (via les accords de branche : possibilité d’assoupli
ssement des règles encadrant les CDD ou extension du recours au CDI de chantier...)
 ; le droit du travail négocié le pistolet sur la tempe pour les salariés des entreprises de moins de 50 (négociations et accords avec des salariés non élus et non-protégés dans les boites de moins de 20 salariés, négociations et accords sans syndicats dans les boites de moins de 50) ; des droits syndicaux au rabais (fusion des IRP au delà de 50 salariés et potentiellement moins de moyens de défense) ; .

Macron : le démantèlement de la protection sociale solidaire

La maigre hausse des salaires nets avec la suppression des cotisations sociales chômage et maladie est une belle arnaque avec la baisse à prévoir du salaire brut (des exonérations de cotisations patronales ont aussi été promises). Salariés et retraités devront payer par l’impôt (CSG) ce qui était auparavant financé par les employeurs ! Surtout, avec le basculement du financement de la protection sociale vers l’impôt, on touche au cœur même de la sécurité sociale, en s’éloignant toujours plus d’un système de répartition solidaire entre salariés pour poursuivre son étatisation. En prélude à sa privatisation ?

Macron : la casse des services publics et l’austérité pour financer les riches

La chasse aux fonctionnaires est ouverte !« L’homme nouveau » reprend les vieilles recettes austéritaires et ultra-libérales de l’époque Sarko : rétablissement du jour de carence dès 2018, gel du point d’indice qui pourrait évoluer différemment suivant les 3 fonctions publiques. C’est surtout la promesse de 120 000 suppressions de postes, nouveau coup dur pour des services publics déjà très fragilisés par les suppressions massives depuis les années 2000.
En attendant la suite, l’austérité se traduit déjà concrètement par la baisse de 300 millions de subventions aux collectivité dès 2017 (qui touche notamment la « politique de la ville ») ou encore la suppression brutale de 139000 contrats aidés qui remplissent des missions souvent indispensables aux populations, notamment dans le public, devant au contraire relever d’emplois pérennes.
Le but de cette politique austéritaire est clairement affiché : financer les plus riches et les entreprises. En plus des réductions de cotisations, les entreprises vont bénéficier d’avantages fiscaux (taux d’imposition des sociétés abaissé à 25% ) et la réforme de l’impôt sur la fortune (ISF) fera économiser 4 milliards aux grandes fortunes quand on baisse de l’autre coté les aides au logement pour les jeunes et précaires !

La répartition égalitaire des richesses et du travail : une nécessité !

Nos ainé-e-s se sont battus, avec le mouvement ouvrier, pour gagner toutes les conquêtes sociales détricotées actuellement. Comme eux, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes et nos luttes. La casse de nos droits n’est pas une fatalité ! La réduction du temps de travail, la hausse des salaires, le partage du travail et des richesses, travailler autrement, c’est possible, tout est question de rapport de force !

Plus que jamais nous avons besoin de syndicats forts et combatifs pour nous défendre, gagner de nouveaux droits et porter collectivement le projet d’une autre société ! Organisons nous !